
La thérapie de Bach et les remèdes de fleurs
« Le plus beau des dons que vous puissiez faire aux autres, c’est d’être vous-même heureux et rempli d’espérance. Vous les tirez alors de leur accablement » (Docteur Edward Bach)
Edward Bach ou….le médecin « éclairé »
Le Dr Edward Bach fut un sensitif, un idéaliste, un mystique, qualités qui en lui ne s’opposaient nullement à l’homme de science, mais le complétaient heureusement.Il allait consacrer sa vie entière à la recherche de la « vraie » médecine qu’il concevait simple, aussi simple que la Nature qu’il adorait : pure, exempte de nocivité et surtout capable de guérir à la fois l’esprit et le corps car évidemment, en médecin éclairé qu’il était, Edward Bach était convaincu que toute maladie trouvait sa source dans le psychisme de l’être humain.Il reprochait d’ailleurs à la médecine traditionnelle de se concentrer uniquement sur la maladie en négligeant la personnalité du malade. Cette médecine traditionnelle, qui appliquait le même traitement à tous ceux qui souffraient du même mal, n’apportait en rien la guérison car elle ne consistait qu’à faire disparaître les symptômes. Tôt ou tard, la maladie se manifesterait à nouveau….
Vous êtes malade ? …. Regardez plutôt du côté de vos intestins !Bactériologiste puis homéopathe, le Dr Bach tout comme le célèbre homéopathe Hahnemann, avait, suite à ses recherches, établi le rapport étroit qui semblait exister entre la maladie chronique et l’intoxication intestinale. Il avait ainsi distingué sept groupes de bacilles intestinaux que son don d’observation avait mis en concordance avec sept types humains de personnalités différentes groupés d’après le comportement, les attitudes du corps, l’expression du visage, les dispositions mentales, etc…. Ces découvertes aboutirent à la création de sept auto vaccins, les nosodes de Bach, dont le renom se répandit rapidement bien au-delà des limites du Royaume-Uni.La quête de la vraie médecine continue….Edward Bach restait cependant un chercheur insatisfait et il abandonna bientôt à ses confrères les vaccins qui auraient suffi à lui assurer honneurs et profit et se détacha de tout ce qui le retenait à Londres : fonctions, laboratoire et cabinet de consultations. A l’âge de 43 ans il étudie les simples, les pures fleurs des champs et des bois, qui selon lui vont soulager l’homme de sa souffrance mentale et physique. Son intuition et sa sensibilité sont développées à tel point qu’il parvient à sentir les vibrations des plantes. Il lui suffit par exemple de déposer un pétale de fleur sur sa main ou sa langue pour éprouver aussitôt dans son corps les propriétés de cette plante. Biens mieux, il lui arrive, quelques jours avant de découvrir les effets d’une plante, de souffrir lui-même de l’état d’esprit que requiert ce nouveau remède.
38 remèdes
Edward Bach découvrit ainsi 38 remèdes naturels correspondant à 38 états d’esprit négatifs courants chez l’homme, à la fois causes premières de la maladie et obstacles au rétablissement de la santé. Dynamique mais de constitution fragile, Edward Bach quitta ce monde en 1936 peu après son cinquantième anniversaire, pendant son sommeil, au terme d’une courte maladie. Il mourait pauvre. La médecine n’étant pas pour lui une profession lucrative, il avait depuis longtemps renoncé à demander des honoraires même à ceux qui pouvaient les payer !
Guéris-toi toi-même ( ou comment naît la maladie selon Edward Bach)
Dans ce paragraphe nous allons laisser la parole à Edward Bach qui dans son livre La guérison par les fleurs explique sa théorie de la maladie. Voici en vrac quelques réflexions du médecin éclairé :- Pour comprendre la nature de la maladie, il importe de reconnaître certaines vérités fondamentales. La première de ces vérités étant que « l’Homme a une Ame qui est son moi réel, un Etre Divin, Puissant, un Fils du créateur de toutes choses, dont le corps, bien que temple terrestre de cette Ame, n’est qu’un faible reflet »- Le second principe, c’est que « tels que nous nous connaissons en ce monde, nous sommes des personnalités placées ici dans le but d’acquérir toute la connaissance et l’expérience qui se peuvent obtenir par l’existence terrestre, nous faisant ainsi progresser vers la perfection de notre nature »- Troisièmement, « le bref passage sur cette terre que nous connaissons en tant que vie n’est qu’un instant dans le cours de notre évolution…… »- Quatrièmement, « tant que notre âme et notre personnalité sont en harmonie, tout est joie et paix, bonheur et santé. Le conflit surgit quand notre personnalité s’écarte de la voie tracée par l’âme, soit par l’entraînement de nos propres passions, soit par la persuasion des autres. Ce conflit est la cause profonde de la maladie et de l’insatisfaction ».- Le dernier grand principe est « qu’il nous faut comprendre l’Unité de toutes choses. Le créateur de toutes choses est l’Amour. Par cette réflexion nous pouvons nous rendre compte que nous sommes des particules composant le grand Tout et par conséquent que toute action contre nous-mêmes ou contre un autre affecte le Tout »Il y a donc deux grandes erreurs fondamentales possibles : dissociation entre notre Ame et notre personnalité et tort causé aux autres, car ceci est un « péché » contre l’Unité. Chacune de ces erreurs amène le conflit, lequel conduit….à la maladie.Cependant la maladie est en soi bienfaisante car elle a pour but de ramener la personnalité à la volonté divine de l’Ame mais elle peut être à la fois prévenue et évitée puisque si nous pouvions seulement prendre conscience des fautes que nous commettons et les corriger par les moyens spirituels et mentaux, il n’y aurait nul besoin des sévères leçons de la souffrance. Ecouter le désir de son Ame semble donc la meilleure prévention contre les maladies.
La thérapie de Bach : généralités
Nous avons donc bien compris à présent qu’un état d’esprit négatif continu sape la vitalité de l’individu. Dans ces conditions, le corps perd sa résistance naturelle au mal et peut devenir la proie d’une infection, d’une forme quelconque de maladie, rhume, rhumatismes, troubles digestifs ou d’une affection plus sérieuse encore. Il s’agit donc bien évidemment de traiter le patient lui-même et non sa maladie.Il existe donc 38 remèdes qui chacun correspondent à un état d’esprit négatif ou à une disposition particulière qui affligent l’homme. Parmi ces états d’esprit ou dispositions, nous citerons : la peur, l’incertitude, l’insuffisance d’intérêt pour le présent, la solitude, l’hypersensibilité aux influences et aux idées, le découragement ou désespérance et le souci excessif du bien-être des autres.On trouve par exemple sous la rubrique « peur » cinq remèdes pour cinq sortes de peurs différentes : terreur, peur sans raison apparente, peur pour les autres, etc…. C’est ainsi que l’on prescrira le remède de peur qui colle réellement le plus à la peur présentée par le patient. (Pour la peur extrême par exemple, ce sera rock rose : hélianthème).La prescription d’un des 38 remèdes est conséquente à un entretien avec le patient, entretien au cours duquel le thérapeute cernera l’état d’esprit négatif qui justifiera tel ou tel remède.Il est à noter que l’auto prescription est possible. Dans ce cas, il est utile de noter et d’observer attentivement comment on « fonctionne », comment on réagit dans certaines circonstances.
Et en pratique ? (Comment se présentent les remèdes, comment agissent-ils ? A quelle fréquence les prendre et comment ? Et pendant combien de temps ? etc…..)
Les quintessences florales de Bach se présentent sous forme de teintures mères en flacons. Toutes peuvent être combinées selon les besoins individuels. En général, de quatre à six quintessences suffisent en même temps. Leur absorption se fait par voie orale mais si le malade est dans l’incapacité de boire, on peut déposer quelques gouttes de la teinture mère sur les lèvres, derrière les oreilles ou à l’intérieur des poignets. Posologie : - pour traiter le fond ou un état assez ancré : mettre 2 gouttes des essences mères dans un flacon de 30 ml que l’on remplit d’eau pure, de source de préférence. Prendre 4 gouttes au moins 4 fois par jour et plus si nécessaire, spécialement au lever et au coucher. Garder la dose un petit moment dans la bouche avant d’avaler. Cette préparation se conserve trois semaines dans un endroit frais mais on peut ajouter une cuiller de Brandy ou de vinaigre de cidre pour prolonger la conservation.- -pour traiter un désordre ponctuel ou passager : mettre deux gouttes des essences mères choisies dans un verre d’eau ou de jus d’orange. Boire en petites gorgées fréquentes le long de la journée.Durée du traitement : Elle dépend de l’ancrage du problème traité et de la profondeur à laquelle se situe le problème réel. En moyenne on compte trois semaines avec possibilité d’agir par traitement ponctuel en parallèle quand cela est nécessaire.Pour un traitement en ponctuel, la prise se fait sur une ou deux journées, le temps que le problème disparaisse.
Remarque importante ! : Quel que soit le nombre de prises et le dosage, il n’y a aucun danger à utiliser les remèdes de Bach et en cas de mauvais diagnostic, il n’y a aucun effet secondaire. Il s’agit bien d’une médecine douce.Pour de plus amples informations sur cette thérapie, nous ne saurions trop conseiller au lecteur de se procurer un manuel des fleurs de Bach qui pourra l’aider dans son auto diagnostic s’il le désire.Pour terminer je citerai encore le Docteur Bach avec cette phrase qui résume à merveille sa méthode de guérison :« Ces remèdes ont pour effet d’élever nos vibrations et de nous ouvrir à la réception de notre Moi spirituel, de baigner notre nature de la vertu particulière dont nous avons besoin et de nous laver du défaut qui est cause du mal".
Marie-Hélène DOURTE (pour le magazine "Fleurs de la nouvelle Terre")
Références bibliographiques : Dr Edward BACH, La guérison par les fleurs. Ed Le courrier du Livre
Philip M. CHANCELLOR, Manuel des fleurs guérisseuses du Dr Bach, Ed Le Courrier du Livre




